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OGM : {Où les cultive-t-on ?} {Quels sont les risques ?} {A qui profitent-ils ?}
Un OGM est un organisme, une plante, un animal ou un micro-organisme dans le patrimoine génétique duquel un nouveau gène a été introduit ou un gène présent a été modifié par les méthodes du génie génétique. Ces manipulations génétiques n'ont rien à voir avec les hybridations (et sélections d'espèces) qui avaient jusque-là façonné l'évolution de l'agriculture.
A propos des OGM et du débat animé dont ils font l'objet, il semble nécessaire d'établir d'emblée la distinction entre les OGM destinés à être cultivés en plein champ, commercialisés et consommés, et ceux confinés en laboratoire.
Ces derniers sont essentiellement des micro-organismes, mais aussi des souris, des plantes, des levures, virus, bactéries, etc. qui, depuis les années 1975, sont utilisés pour comprendre la structure et le rôle des gènes, leurs régulations.
Plusieurs domaines de recherche ouvrent des perspectives intéressantes.
La synthèse des produits issus de ces recherches ayant lieu en milieu confiné, les effets sur l'environnement sont très limités, voire inexistants.
Par contre, les OGM de première génération aujourd'hui cultivés en plein champ ("volontairement disséminés dans l'environnement" est la formule qui les définit !) soulèvent bien plus d'inquiétudes et c'est à eux que s'applique le modeste exposé qui suit.
OGM : où les cultive-t-on ?
Cultures d'OGM dans le monde
En 2006, les cultures de plantes GM couvraient 102millions d'hectares (70 000 hectares en Europe) soit environ 5% des surfaces cultivées dans le monde.
Les principaux pays producteurs étaient, par ordre décroissant, les Etats-Unis, l'Argentine, le Brésil, le Canada, l'Inde, la Chine, le Paraguay et l'Afrique du Sud.
Le soja représentait, en 2004, 60% de la surface cultivée, le maïs 24%, le coton 11% et le colza 5%.
La Chine cherche à devenir l'un des premiers, sinon le leader mondial des biotechnologies alimentaires. Après des débuts dans la culture de coton GM résistant aux insectes, elle envisage la culture à grande échelle de riz GM destiné à l'alimentation humaine.
En
Europe Les citoyens européens continuent de rejeter les aliments OGM. Les sondages montrent toujours qu'une forte majorité de citoyens européens refusent de manger des OGM et toutes les grandes firmes de l'industrie alimentaire et de la distribution interdisent l'utilisation d'ingrédients à base d'OGM - notamment de soja GM de Monsanto - dans leurs produits.
En novembre 2005, Monsanto a annoncé à ses investisseurs que la firme voyait l'Europe comme "la prochaine opportunité" avec un marché potentiel de 59 millions d'hectares pour son maïs RoundUp Ready et 32 millions d'hectares pour son maïs YealdGard résistant aux insectes.
Actuellement, Monsanto n'a l'autorisation dans l'Union Européenne que pour la culture d'un seul type de maïs résistant aux insectes, cultivé en Espagne depuis plusieurs années : le MON 810.
S’appuyant sur 19 études scientifiques, l’Allemagne a suspendu la culture de ce maïs, rejoignant ainsi l’Autriche et la Hongrie
En France
D'abord les essais en plein champ :
Officiellement, les OGM cultivés sur le sol français l'étaient, jusqu'en 2005, seulement dans le cadre d'expérimentations, les plantes testées étant surtout des maïs transgéniques.
Les surfaces dévolues à ces essais sont passées de 7 à 53 hectares entre 2004 et 2005.
Chaque année, les demandes des firmes pour effectuer ces essais en plein champ sont soumises à autorisation des pouvoirs publics, mais on peut regretter l'absence de traçabilité sur ces OGM expérimentaux.
Aujourd'hui, les cultures commerciales :
Rappelons que le moratoire sur les OGM instauré en 1999 a été levé par la Commission européenne en 2004.
En septembre 2005, on apprenait que, pour cette même année, sans doute plus de 1000 hectares de maïs OGM avaient été cultivés en France dans le plus grand secret, sans aucun contrôle, faute de réglementation adéquate. (Des chiffres "officiels" ont fait état "d'au moins 500 hectares cultivés".)
En 2006, le MON 810 aurait été cultivé sur 5 000 ha.
En 2007, la culture du maïs MON 810 s’étend : le registre des cultures de maïs OGM Mon 810 publié le 4 juillet 2007 sur le site www.ogm.gouv.fr annonçait le semis de plus de 20 000 ha de maïs transgénique. Mais les informations publiées dans ce registre se situent uniquement au niveau des cantons sans aucune précision sur le parcellaire des hectares mis en culture, pas plus que sur l’identité des agriculteurs concernés.
OGM :
quels sont les risques ?
Les risques sur la santé :
Les méthodes d'évaluation actuelles sont le reflet d'un réductionnisme scientifique. Elles permettent d'aller vite et sont plus économiques pour les industriels.
On peut déplorer le manque d'une expertise indépendante et contradictoire.
Une infime minorité de scientifiques a accès aux dossiers confidentiels d'évaluation des OGM.
Cependant, au vu des données existantes, plusieurs risques sont à craindre, quand ils ne sont pas déjà réellement prouvés.
La majeure partie des plantes GM cultivées dans le monde contient un gène de résistance à un herbicide, le Roundup de Monsanto étant le plus connu et le plus utilisé.
Cela veut dire que ces plantes tolèrent cet herbicide et s'en imprègnent au moment où on le répand sur les cultures.
Le principe actif du Roundup est le glyphosate qui, selon le département de santé publique de l'Université de Californie, serait la troisième cause de maladies liées aux pesticides parmi les agriculteurs !
D'une manière générale, les herbicides liés aux OGM ont été trouvés neurotoxiques, mutagènes, et causant des perturbations endocriniennes. Le produit commercial serait plus perturbateur que son principe actif isolé mais, d'une manière générale, l'évaluation des herbicides ne prend pas en compte la combinaison adjuvant-produit.
Environ un tiers des plantes GM produisent, tels les maïs Bt dans la majorité des cas, un insecticide. Son mécanisme d'action est encore incertain chez les insectes (il troue les parois cellulaires). Les résultats des recherches sur les humains restent confidentiels... Or, ces maïs se retrouvent dans l'alimentation sous diverses formes.
Des problèmes de santé ont été observés chez des animaux de ferme. On cite souvent le cas d'un fermier allemand qui, en 2001 et 2002 perdit successivement 5 puis 7 vaches nourries avec un fourrage à base de maïs Bt 176 de la firme Syngenta (des troubles circulatoires et intestinaux avaient été observés).
Des rats nourris avec le maïs OGM MON 863 ont développé des anormalités dans leur sang et leurs reins.
Notons aussi les effets allergisants des OGM, qui ne sont étudiés que très sommairement alors que devrait exister un réseau d'allergo-vigilance.
La présence de gènes de résistance à des antibiotiques risque d'induire de nouvelles résistances alors que, déjà, nombre d'infections ne sont plus vaincues par les antibiotiques courants.
Les séquences d'ADN de virus, souvent présentes dans les OGM commercialisés, pourraient, selon certains scientifiques, entraîner des mutations ou des recombinaisons virales, servant de porte d'entrée pour de nouveaux virus s'insérant dans le génome.
En décembre 2005, l'Institut ISIS de Londres a révélé les résultats inquiétants d'un programme de recherche australien dans le domaine de la transgénèse végétale : des transformations "post-translationnelles", consécutives à un transfert de gène (de haricot) dans une plante étrangère (le pois), ont entraîné le passage d’une protéine, jusque-là inoffensive, en une protéine fortement immunogène qui a causé une inflammation des poumons chez les souris.
D’après une contre-expertise réalisée par le professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini, la consommation de MON 863 par 400 rats, pendant 90 jours, révèle une toxicité sur la composition du sang, le foie et les reins des animaux
Les risques sur l'environnement et la biodiversité :
Les OGM actuellement sur le marché vont de pair avec la monoculture et avec une agriculture intensive peu respectueuse de l'environnement.
La tolérance aux herbicides, la production d'insecticides, principaux caractères de ces plantes GM cultivées intensivement, leur confèrent un avantage biologique sur leurs congénères et ainsi elles vont diffuser plus largement leurs gènes dans l'environnement, gènes qui seront ainsi sélectionnés.
Certaines plantes GM pourront proliférer et devenir des "mauvaises herbes".
Par ailleurs, les cultures transgéniques, en raison de l'usage généralisé des désherbants qu'elles exigent, favorisent entre autres choses la diminution des populations des abeilles, papillons et oiseaux. La flore microbienne du sol se trouve modifiée par la sécrétion importante et durable d'insecticide par les racines.
Des espèces sauvages apparentées aux plantes GM peuvent être contaminées par des transferts de gènes.
On peut également aboutir à des contaminations par transferts horizontaux : dans le sol, des bactéries peuvent capter l'ADN d'une plante GM qui se dégrade. Par le pollen, un gène peut se retrouver dans les bactéries du tube digestif des abeilles.
Sans qu'il y ait nécessairement hybridation, on peut voir apparaître de "super" mauvaises herbes, devenues résistantes aux herbicides. Ainsi, on devra avoir recours à d'autres herbicides...
Quant à l'utilisation des herbicides sur les cultures OGM qui leur sont résistantes, si elle est plus faible les premières années, les résultats disponibles (critiqués !) montrent que les quantités nécessaires augmentent ensuite jusqu'à devenir supérieures à celles qui sont utilisées sur des cultures non OGM.
En ce qui concerne les OGM produisant un insecticide, leur culture ne se fait pas sans recours aux insecticides chimiques et les firmes préconisent même de réaliser des «zones refuges» (parcelles non transgéniques) à côté des champs d'OGM afin de maintenir une population d'insectes ravageurs toujours sensibles aux toxines Bt et de freiner la résistance génétique.
Outre le risque de voir les insectes "ciblés" devenir résistants, existe celui de voir ces plantes GM-insecticides finir par être attaquées par de nouveaux prédateurs prenant la place des anciens et contre lesquels l'insecticide sécrété peut se révéler inefficace.
Ainsi, les OGM favorisent l'industrialisation de l'agriculture rendue dépendante de quantités importantes de pesticides à moyen et long terme.
De plus, en Argentine mais aussi au Paraguay, en Bolivie et dans le sud du Brésil, pour implanter du soja transgénique, certains gros spéculateurs n'ont pas hésité à détruire et dévaster des milliers d'hectares de forêts, allant jusqu'à faire évacuer par la force des communautés autochtones dont la survie dépend de la forêt.
Les risques pour l'agriculture biologique :
En juin 2007, après plus d'un an de négociations, les ministres de l'agriculture des 27 se sont accordés pour que le seuil de présence accidentelle d'OGM dans les produits bio soit fixé à 0,9% à l'instar de l'agriculture traditionnelle, et ceci en dépit de l’avis du Parlement européen qui voulait abaisser ce seuil à 0,1%.
Ainsi, plus personne ne conteste la réalité des contaminations, au point que l’on refuse de reconnaître aux productions bio le droit d'être totalement indemnes d'OGM !
Mais comment ne pas craindre que même ce seuil soit rapidement dépassé ?
Outre la contamination possible lors des transports ou du stockage, existe bien sûr le risque sur le terrain; l'appréciation des distances nécessaires entre cultures GM et non GM pour éviter une contamination est loin d'être clairement établie et les données "officielles" -quand il y en a- minimisent l'effet du vent, des insectes, etc.
Au Royaume-Uni, il a été montré qu'un colza GM a contaminé d'autres variétés de colza, qui étaient pourtant plantées à 26 km de distance !
En juillet 2006, sous contrôle d'huissier, un apiculteur du Lot-et-Garonne a installé trois lots de ruches tests à 400 mètres, 1.200 mètres et 1.500 mètres de cultures OGM. Des échantillons ont ensuite été analysés et ont révélé la présence de 34% de pollen OGM à 400 mètres, 39% à 1.200 mètres, et sous forme de traces à 1.500 mètres.
Le coût des contrôles est à la charge de l'agriculteur, aucune compagnie d'assurance n'accepte d'assurer ce risque et l'agriculteur qui verrait ses produits contaminés par des OGM n'a aucun recours et ne peut espérer aucun dédommagement en cas de déclassement de sa récolte (sauf en Allemagne où une loi de novembre 2004 engage une responsabilité totale des producteurs et des cultivateurs d'OGM en cas de contamination).
Le risque d'une contamination irréversible pèse sur l'ensemble de la planète : Comme l'avaient prévu les mouvements écologistes, paysans et sociaux, les semences OGM ont, depuis leur introduction en 1996, contaminé des cultures alimentaires et l'environnement à travers toute la planète. Plus de 50 incidents de contamination génétique d'OGM illégaux ou non autorisés ont été documentés dans 25 pays sur les 5 continents, et ce ne sont que les incidents enregistrés.
La contamination de semences et de cultures par des OGM illégaux et non autorisés a eu lieu pour le maïs au Mexique, le riz en Chine, le soja au Brésil, la papaye en Thaïlande, le colza en Europe, au Canada et au Japon, le coton en Inde, et maintenant, le dernier exemple, le colza au Japon.
Un rapport publié par l'Institut national de recherches en environnement du Japon a révélé que des plants de colza génétiquement modifié résistant aux herbicides ont été trouvés dans 5 des 6 ports japonais où des échantillons ont été prélevés, alors même que cette plante n'est pas cultivée dans le pays.
Les nouveaux pays engagés dans l'aventure transgénique ont signé le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques mais la première puissance transgénique du monde, les Etats-Unis, ne l'a pas signé... Ce traité promeut la traçabilité et l'étiquetage des cultures transgéniques. Il prévoit aussi de débloquer des fonds et une assistance technique (création d'organismes d'évaluation et de contrôle).
OGM : à qui profitent-ils ?
Les pays pauvres ?
La plupart des plantes GM commercialisées jusqu'à maintenant sont destinées à la nourriture animale et non pas à la nourriture humaine. Aucune n'a été introduite pour s'attaquer aux problèmes de la faim ou de la pauvreté.
En 30 ans de recherche, les industriels n'ont développé que deux caractères : la résistance aux herbicides (essentiellement le Roundup de Monsanto) pour 71% des surfaces cultivées et la résistance aux insectes pour 18% des surfaces.
Dans les pays en voie de développement ces plantes sont essentiellement cultivées comme cultures de rapport pour l'exportation, aux dépens des cultures vivrières pour la population locale.
On a même vu les cultures locales de petits paysans argentins endommagées par les épandages massifs de Roundup (par hélicoptère) destinés aux grandes étendues voisines de soja transgénique.
En Inde et en Indonésie, les performances du coton GM sont loin d'être à la hauteur des promesses de Monsanto. Aussi, la firme a abandonné la culture de son coton en Indonésie en 2003. Les trois premières variétés de coton Bt introduites en Inde ont été interdites dans l'état d'Andra Pradesh.
Un endettement très lourd des paysans indiens a conduit certains d'entre eux au suicide.
Au Paraguay, la culture du soja -majoritairement GM - provoque chaque année l'expulsion de leurs terres de milliers de petits fermiers. De nombreux témoignages confirment les violations des Droits Humains et les évictions forcées de communautés paysannes par les propriétaires fonciers, ces dernières années.
En Afrique du Sud, dans la région des Makhathini Flats, le coton Bt a été présenté par Monsanto comme la solution pour sortir les petits paysans de la pauvreté. Pourtant, depuis l'an 2000, le nombre de petits paysans cultivant du coton Bt en Afrique du Sud a baissé car beaucoup d'entre eux ont subi des pertes et n'ont pu payer leur crédit. La prétendue réduction de la pauvreté grâce aux OGM est fortement remise en question.
Au Kenya la patate douce GM devait être la plante génétiquement modifiée par excellence qui aiderait l'agriculture africaine. Pourtant en janvier 2004 et après avoir dépensé plus de 10 millions de dollars, les résultats des essais qui furent discrètement publiés au Kenya démontraient qu'aucune des promesses n'était tenue. Les études démontraient que les patates douces non GM avaient des rendements nettement supérieurs à ceux des patates GM.
Les agriculteurs ?
Nous avons vu que les OGM signent la fin de l'agriculture biologique et des les filières non OGM puisque déjà une présence de 0,9% est tolérée, mais les OGM présentent-ils des avantages pour les agriculteurs qui font le choix de les cultiver ? Les cultures GM n'offrent pas les rendements annoncés, elles ne demandent pas des doses moindres de pesticides, mais, surtout, en cultivant des plantes GM, les agriculteurs sont dépossédés de leur droit le plus naturel : replanter leur récolte. Les semences OGM sont en effet toutes protégées par des brevets.
Notons le risque de voir les anciennes variétés progressivement dépassées ou à peine disponibles...
Les consommateurs ?
Après 30 ans de recherches et d'argent public, seulement deux modifications génétiques ont été développées à un niveau commercial significatif. L'industrie des biotechnologies n'a pas réussi à introduire une seconde génération d'OGM qui profiterait aux consommateurs.
Les plantes GM actuellement cultivées n'offrent aucun avantage pour les consommateurs, la grande majorité de ces plantes étant d'ailleurs destinée à l'alimentation animale.
Soja et maïs entrent cependant dans notre alimentation sous forme de lécithine pour le premier et d'amidon pour le second.
L'étiquetage rendu obligatoire à compter du 18 avril 2004 ne protège pas vraiment le consommateur soucieux d'éviter ces additifs : en effet, la présence d'OGM n'est signalée qu'au-dessus d'un seuil de 0,9% et l'obligation d'étiquetage ne vise pas les produits du type lait, viande ou encore œufs issus d'animaux nourris avec des OGM.
Les grandes sociétés semencières ?
Responsable de près de 90% des caractères génétiques utilisés de par le monde, Monsanto est devenue la première compagnie semencière de la planète.
Afin de maximiser les profits de son secteur semences, elle est à la pointe de l'offensive pour obtenir les autorisations réglementaires pour les produits GM dans de nombreux pays. La compagnie entend supplanter sans ménagement les semences conventionnelles par ses semences GM brevetées, notamment de maïs, soja, coton et colza. Elle s'est fixé pour objectif un monde dans lequel la seule agriculture qui existe est l'agriculture génétiquement modifiée et prévoit que "l'adoption complète des plantes GM entraînerait un profit de 210 milliards de dollars par an pour la décennie à venir, les gains potentiels les plus importants provenant des pays en voie de développement, à un taux de 2,1% du PNB par an".
Ainsi donc, les OGM dits de "première génération" destinés à la production agricole dominante et servant au passage à breveter la base de l'alimentation, constituent, et pour longtemps, le véritable enjeu.
"Sachant que quatre plantes -soja, maïs, blé, riz- constituent plus de 50% de l'énergie alimentaire mondiale, le flux international des céréales servant de base à l'alimentation des animaux et des hommes se trouverait donc contrôlé par le droit de reproduction des graines. Un marché supérieur en promesses à ceux de l'armement, de la pharmacie ou de la communication, puisque dans les pays riches et pauvres on doit manger avant que de s'armer, s'habiller ou se soigner, et qui conférerait un pouvoir économique et stratégique considérable - peut-être le plus grand pouvoir jamais atteint dans l'histoire de l'humanité si le principe fait mouche et si les OGM prennent racine dans les pays développés, où l'on mange trois fois par jour. Une poignée de compagnies pourraient décider quels seraient les pays ou les ensembles autorisés à monopoliser certaines grandes cultures dans le monde, en adaptant les variétés et les cours de Bourse des céréales."(Gilles-Eric Séralini : "Ces OGM qui changent le monde")
Sources
diverses :
http://www.greenpeace.fr
http://www.infogm.org
http://www.amisdelaterre.org
http://www.foeeurope.org/publications/2006/key_facts_French_Jan_2006.pdf
Ouvrage de Gilles-Eric Séralini précédemment cité : "Ces OGM qui changent le monde"
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